Enjeux Tu as perdu le contrôle, l'interlocuteur monopolise les échanges verbaux. La personne face à toi est solidement préparée. Voilà désormais que l'employeur s'engage dans une démonstration, une argumentation nourrie, avec preuves à l'appui. Ou alors, tu as en face de toi un verbomoteur. Ce n'est pas un stratagème de sa part, mais simplement la nature exubérante de l'interlocuteur. Ou encore, tu négocies avec un interlocuteur qui a un profil très technique se sentant forcé d'expliciter avec précision, jusqu'en être rasoir.
C'est ici que la tactique
Incartades est susceptible de te venir en aide.
Elle aura pour objectif d'amener un détail perturbant ou troublant pour contraindre l'interlocuteur à marquer une pause, ce que te permet de récupérer la parole. Indubitablement, les incartades doivent se concevoir à l'avance.
Voici des illustrations susceptibles de casser le rythme de ton interlocuteur :
- Prétexter de prendre soudainement des notes et notifier à autrui de te donner un court instant pour parfaire tes notes. Lorsque le silence arrive, saute sur l'occasion pour récupérer la parole.
- Notifie à ton interlocuteur que tu es contraint d'écourter la négociation, que tu as une chose urgente à régler (un dossier, un rendez-vous, etc.) et c'est pour cela que tu dois récupérer le leadership de la négociation par la conservation du droit de parole.
Les exemples peuvent être nombreux :
c'est à toi d'être créatif pour ingénieusement amener une incartade qui te permettras de récupérer la maîtrise de la négociation. Que ton interlocuteur soit verbomoteur ou stratège, s'il ne te laisse pas placer un mot, il te sera ardu de négocier. Évidemment, tu peux toujours patienter qu'autrui ait étalé l'ensemble de ses preuves. En revanche, il est probable que ce ne soit pas à ton avantage de laisser de la sorte le droit de parole à ton interlocuteur.
C'est à toi de voir et de jauger les avantages et inconvénients, mais en étant prêt à employer la tactique Incartades, tu seras en mesure d'intervenir.